Installée au plafond de la section exclusive du comptoir-chef de La Tanière, située sept pieds sous terre dans une voûte de pierre, Mycelium devait sembler avoir toujours fait partie du lieu.
Placée là où les convives découvrent les secrets de la cuisine, l’œuvre devait faire écho à ce dévoilement, en révélant symboliquement ce qui, d’ordinaire, reste caché.
LA VISION Mycelium est une métaphore du monde invisible.
Une souche déracinée et carbonisée révèle son réseau de racines, comme une cartographie des forces cachées sous la surface.
Inspirée par le comptoir-chef, où l’on observe le travail normalement dissimulé de la cuisine, l’œuvre met en lumière ce qui nourrit en silence. Comme les racines puisent leur force dans le sol, les chefs extraient l’essence des ingrédients pour nourrir le corps et l’âme.
Les racines dorées symbolisent la richesse enfouie sous nos terres. La combustion de la souche fait écho à l’histoire du lieu, marqué par le feu, et devient signe de résilience et de renaissance.
La lumière, dissimulée et orientée vers le plafond, sculpte les ombres et révèle toute la dramaturgie de l’œuvre. Sans elle, la forme existe. Avec elle, l’œuvre prend vie.
LE SAVOIR-FAIRE Une souche réelle a été déracinée, brûlée, puis travaillée pour accueillir un réseau de racines retravaillées et dorées à la main.
L’ensemble est suspendu au plafond à l’aide d’un système discret, tandis qu’un éclairage intégré projette les ombres des racines sur la voûte de pierre, transformant le plafond en prolongement de l’œuvre.
Chaque intervention a été pensée pour respecter l’architecture historique du lieu.






