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Jan 14, 2026

TDAH et concentration : Pourquoi les pinceaux sont plus efficaces que les écrans

Aujourd'hui, pour "calmer" un jeune agité ou ayant un Trouble du Déficit de l'Attention avec ou sans Hyperactivité (TDAH), le réflexe est souvent de lui tendre une tablette. Si l'écran capte son attention à court terme, il surexcite son cerveau à long terme. L'art-thérapie offre une alternative puissante pour canaliser cette énergie débordante, tout en entraînant la capacité de concentration.

Le "gribouillage" active le circuit de la récompense
Les jeunes ayant un TDAH ont souvent un système de récompense (lié à la dopamine) qui cherche constamment de nouvelles stimulations. L'imagerie cérébrale nous montre que les activités artistiques, même aussi simples que le gribouillage structuré (doodling), activent le cortex préfrontal médian, la zone du cerveau impliquée dans le circuit de la récompense. L'art procure donc un apaisement chimique naturel, sans les effets pervers de la lumière bleue.

S'ancrer dans le moment présent
Une difficulté majeure du TDAH est l'impulsivité. La création artistique impose un rythme : attendre que la peinture sèche, mélanger les couleurs, observer les formes. Des études cliniques montrent que l'art-thérapie structurée augmente la durée d'attention soutenue chez les enfants hyperactifs. En les forçant doucement à se concentrer sur une tâche visuelle et motrice, l'art entraîne le cerveau à ralentir.

De plus, l'art offre un espace où faire des "erreurs" est permis et valorisé, ce qui reconstruit l'estime de soi souvent abîmée chez ces jeunes qui entendent constamment le mot "non" ou "calme-toi" dans leur journée.

Sources scientifiques de cet article :

  1. Kaimal, G., et al. (2017). Functional near-infrared spectroscopy assessment of reward perception based on visual self-expression. The Arts in Psychotherapy. (Preuve de l'activation du système de récompense).

  2. Safran, D. S. (2002). Art Therapy and AD/HD: Diagnostic and Therapeutic Approaches. (Impact sur l'attention soutenue et la baisse de l'impulsivité).

  3. Christakis, D. A., et al. (2004). Early television exposure and subsequent attentional problems in children. Pediatrics. (Contraste avec les écrans qui fragmentent l'attention).

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